BIRDS ARE SWIMMING

When the birds are swimming, fish lose their wings.

☆ PRISONNIÈRES DE L’AMOUR.

Titre : Prisonnières de l’amour.
Pairing : Sumin x Sora [ ulzzang ]
Rating : G
Note : À lire avec ça.

La jeune fille couru. Elle couru à perdre haleine, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus faire un pas, que ses pieds ne répondent plus, qu’elle s’écroule pas terre de fatigue. Ou serait-ce de pleurs ? Un mélange des deux, surement. Au sol, elle sanglotait, elle ne pouvait tout simplement pas s’empêcher de répéter ses mots dans son esprits, ceux qui lui faisait si mal. Ceux qu’elle avait apprit à oublier, à dissimuler jusqu’à ce qu’elle ne les redises, en plus violent, il y a quelques minutes.

Au début, Sumin avait tout retenu. Elle s’était contenue, n’avait rien laissé paraître. Mauvaise idée, mauvaise stratégie. Elle n’avait réussi qu’à lui faire croire que ça ne lui faisait rien, qu’elle pouvait rajouter couche sur couche. Et pourtant, ça la consumait. Chaque mot l’avait brûlée. Chaque phrase l’avait tuée. Un peu plus.

Et maintenant, elle était là, à pleurer, à se laisser mourir, sombrer. Elle arrachait l’herbe sous ses mains avec rage, se cambrant tant elle était anéantie, tant elle était en colère. Sumin lui en voulait tellement. Mais d’un autre côté, elle l’aimait tellement. Et c’est cet amour qui la détruisait.

Sumin en était prisonnière.

Sora était restée dans l’arrière-cour du lycée, ses mains sur ses lèvres, elle ne revenait pas de ce qu’elle venait de lui dire. Comment avait-elle pu lui sortir de pareilles horreurs ? Ce n’est pas le comportement que Sumin avait adoptée avec ces autres filles qui pouvait lui faire dire tout ça. Si ? Alors elle était jalouse à ce point là ? Sora n’en revenait pas.

Et cette jalousie l’avait pourri de l’intérieur. Ça ne se voyait pas mais c’était bien là. À chaque fois qu’elle parlait avec une autre fille qu’elle, qu’elle prenait leurs mains, qu’elle souriait avec elles, qu’elle riait avec elles, Sora les regardait, dans son coin, seule et blessée. Et petit à petit, cette blessure c’était ouverte dans son cœur, formant un trou béant, comblé ensuite par la jalousie. Une jalousie maladive.

Et à cause de ça, elle venait de la perdre. Evidemment, elle ne pensait rien de ce qu’elle lui avait dit. Des larmes coulèrent sur ses joues. Elle l’aimait tellement. Et c’est cet amour qui la détruisait.

Sora en était prisonnière.

L’une était allongée dans l’herbe, l’autre glissait contre un mur jusqu’à finir sur le sol. Mais toutes deux pleuraient, et s’en voulait. L’une à l’autre, l’autre à elle-même. Mais toutes deux ne pouvaient simplement pas vivre sans l’autre. Elles étaient dépendantes de l’autre, de l’une avec l’autre, de leur « nous ».

Lorsque Sumin se releva enfin, il n’y avait plus d’herbe au niveau de ses mains, elle essuya ses larmes, puis commença à marcher. Sora, elle, s’était déjà relevée et marchait vers une direction bien précise.

Une main rejoignit l’autre. Des lèvres se posèrent sur leur jumelles. Et c’était comme ça, simplement.

Leur relation était ainsi; elles s’aimaient, se dévoraient, se consumait, se disputaient puis se réconciliaient sans rien se dire, sans rien expliquer. C’était tellement plus simple d’oublier, de faire semblant. Elles ne pouvaient pas se dire les choses, sinon, elles briseraient leur magie, et elles avaient besoin de cette relation. Même si leur amour les détruisait.

Elles en étaient prisonnières.

 

 

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☆ IMMORTAL

Titre : Immortal
Pairing : none
Rating : G
Note : À lire avec ça.

I’m so tired of being hereJe suis si fatiguée d’être ici, dans ce monde. Pourquoi suis-je encore ici ? Je ne sers à rien, seul. Tout ce que j’étais a disparu. Suppressed by all my childish fears. Etouffé par mes craintes enfantines, je reste cloitré chez moi, dans cette chambre qui était jadis notre. Tellement seul… And if you have to leave. Et si tu dois partir, je devrais partir avec toi. Comme je t’ai jamais suivis, comme nous nous sommes accompagnés. J’aurais dû venir avec toi.I wish that you would just leave. J’aimerais que tu partes tout simplement. Tout serait tellement plus simple comme ça. Part. S’il te plait, laisse-moi seul. Réellement seul. Because your presence still lingers here. Car l’ombre de ta présence persiste. Je me sens comme épié, accompagné dans le moindre de mes mouvements. Constamment surveillé par ton fantôme. Tu me hantes. And it won’t leave me alone. Et elle ne me laissera pas en paix. Alors fais-le pour moi, et part. Simplement, sans laisser ta présence auprès de moi. These wounds won’t seem to heal. Il semble que ces blessures ne cicatriseront pas. Elles resteront là, implantées dans ma peau, dans ma chair et mon âme. This pain is just too real. Cette douleur n’est que trop réelle. Et dès que je commence à l’oublier, elle revient, encore plus vive que la fois précédente. There’s just too much that time cannot erase. Il y en a simplement trop pour que le temps puisse effacer. Rien ne pourra jamais m’enlever cette douleur. Elle persistera, elle repartira pour mieux revenir, encore et encore, inlassablement. « When you cried I’d wipe away all of your tears. Quand tu pleurais, j’essuyais toutes tes larmes. Puis je pleurais à ta place, partageant ainsi ton fardeau. When you’d scream I’d fight away all of your fears. Quand tu criais, je combattais toutes tes craintes. Les unes après les autres, elles recevaient la poussière. Je n’en laissais jamais derrière moi, et si elles ne voulaient réellement pas se laisser abattre, je les prenais pour moi. De façon à ce que tu ne les ais plus. » me disais-tu.I’ve held your hand through all of these years. J’ai tenu ta main pendant toutes ces années. Je ne l’ai jamais lâchée jusqu’à maintenant. Je t’aidais à avancer, à sourire, à rire, à briller comme tu le faisais pour moi. Je faisais tout pour être comme toi. But you still have all of me. Mais tu as toujours tout de moi. Comme si ces années à te tenir la main m’avaient permis de te donner mon âme, mon être et mon esprit. You used to captivate me. Autrefois, tu me captivais. Tout chez toi m’attirait, me rendait jaloux, un peu. By your resonating light. Par ta lumière résonnante, tu brillais devant mes yeux. Et j’osais croire que c’était grâce à moi, pour moi. Mais ce n’était qu’une pensée égoïste. Tu n’avais pas besoin de moi pour ça. Now I’m bound by the life you left behind. Maintenant je suis restée prisonnier de cette vie que tu as laissée. Prisonnier des traces que tu as laissé, de tes pas qui parsèment encore mon chemin. De cette voie que je dois suivre pour briller comme tu le faisais. Your face it haunts. Ton visage hante. Il me hante, tellement. Tu es constamment dans mon esprit. My once pleasant dreams. Mes rêves autrefois agréables sont désormais ravagé par ta présence, par tes yeux me regardant dormir, tes lèvres me chuchotant un ‘bonne nuit’ au creux de l’oreille, me glaçant le sang.Your voice it chased away all the sanity in me. Ta voix a chassé, toute la raison en moi. Le peu de réalité encore présent s’en est allé, faiblissant face à ton aura bien trop présente. Se sentant inférieure à ton souvenir.

 

I’ve tried so hard to tell myself that you’re gone. But though you’re still with me. I’ve been alone all along. J’ai tant lutté pour me convaincre que tu étais bien parti. Mais bien que quelque part tu sois toujours avec moi. Je suis seul depuis le début. Je suis seul depuis que tu es partit. Une partie de toi reste à mes côtés, m’empêchant de suivre ton chemin. Comme si tu ne voulais pas que je te rattrape, comme si tu voulais rester le grand frère à mes yeux, l’idéal masculin, celui que je respecterais toute ma vie. Et pour ça, tu dois m’empêcher de te dépasser, m’empêcher d’accomplir ce que tu n’as pas pu. Je suis devenu fou. Littéralement. La raison s’en est allée, laissant libre place à ton souvenir. J’avais l’impression que tu étais à mes côtés, encore une fois. Un jour de plus et petit à petit, tu restais vivant des années durant alors que je mourrais chaque seconde à peu plus. J’étais malade. Malade de t’avoir perdu. Malade de te voir aussi rayonnant dans mon esprit alors que je palissais, que je perdais toute trace d’humanité en moi. Et tu as finalement réussi. Je n’ai jamais été aussi bien que toi. Je suis mort en tant que fou, délaissé. Le seul souvenir que j’ai laissé n’en étais pas un. Et on m’a vite oublié. Alors que tu restes rayonnant dans le cœur des autres, dans ceux de nos parents, tu restes le plus grand. Bien joué grand frère. Tu es immortel. 

Mais en faite, …

Mais en faite, plus que tout, je veux que mon sourire, que mon rire, que mes conneries soient contagieux et que les gens autour de moi soient heureux, ne serait-ce qu’un peu grâce à moi. Même un tout petit peu.

☆ CHAPTER I.

Son réveil sonna mais elle fit mine de ne pas l’entendre. Sa mère l’appela, mais elle ne voulait pas répondre. Son père vint la voire, mais elle ne prît pas la peine de venir lui ouvrir. Elle restait seule, ne faisant rien de ses journées ni de ses nuits. Le temps ne lui servait plus, elle n’en voulait plus. Il ne lui servait qu’à rester dans son lit, un peu plus. Sa sœur vint alors, elle avait le double des clés et n’attendit pas qu’elle vienne lui ouvrir pour rentrer. Une fois à l’intérieur de cet antre dédié à la nonchalance, elle chercha sa sœur du regard.

Elle chercha fort.
Elle chercha du plus profond de son âme.
La jeune fille murmura son nom.
Un peu plus fort.
Puis elle le cria.

Elle ouvrit une porte, alluma la lumière, rentra dedans : tout était en désordre, elle ne voyait rien. Sa sœur n’avait jamais rangé son appartement, apparemment. Elle rejoignit la porte, éteignit la lumière puis sortit de la pièce. Elle ouvrit une autre porte, alluma la lumière, regarda : toujours rien. Elle continua comme ça, faisant une à une toutes les pièces de cet appartement.

Elle ne cessait de crier. Toujours plus fort. Elle courrait de pièce en pièce, de portes en portes, de plus en plus vite.

Sa petite sœur entra finalement dans sa chambre, mais elle ne se redressa pas. Elle fit comme si elle ne l’entendait pas. C’était trop dur d’écouter, trop fatiguant d’ouvrir les yeux. Et ça l’était encore plus de se lever pour la serrer dans ses bras. Et pourtant, la jeune fille la regardait en pleurant, tout ce qu’elle voulait était un mot de sa grande sœur. Ses genoux tombèrent sur le sol alors qu’elle posait son front sur le ventre recouvert d’une couverture de sa sœur. Elle pleurait à s’en déchirer les yeux. À s’en rompre les poumons.

Paresse.

☆ EN LETTRES CAPITALES – paelcog.

Titre : EN LETTRES CAPITALES – paelcog
Pairing : aucun
Rating : Public avertit.
Note : Ceci est une fiction assez spéciale en 7 parties, finie. Beaucoup de chosent se cachent entre les lignes, n’hésitez pas à relire plusieurs fois pour tout comprendre n_n. & donnez moi vos avis aussi ~

CHAPTER I. CHAPTER II. CHAPTER III. CHAPTER IV. CHAPTER V. CHAPTER VI. CHAPTER VII.

☆ SAME LOVE

Same love.

Ce n’est qu’un amour entre deux personnes.
Rien de plus. Rien de moins.

J’aurais pu m’arrêter là, j’aurais pu n’écrire que ça, n’exprimer que ces quelques phrases. J’aurais pu ne rien dire de plus. Cela suffit. Après tout, ça défini bien ce que c’est, non ? Il s’agit d’un amour comme les autres. Il s’agit de deux personnes ayant un cœur battant au même rythme que celui de l’autre. Ce ne sont que deux êtres humains désirant s’aimer jusqu’à ce que leur cœurs n’explosent de ce trop plein d’émotion, que leurs poumons lâche d’avoir trop longtemps retenu leur souffle lors d’un baiser. L’amour est le même pour tous. C’est comme l’amitié, ça existe, ça se voit, ça ne peut se renier. On ne choisit pas ses amis. On ne choisit pas sa famille. On ne choisit pas non plus qui nous aimons ou non. On ne choisit pas d’aimer un homme ou une femme.

Nous ne sommes pas nées hétérosexuels. Nous sommes nées bisexuels, c’est la société qui nous à façonné de tel manière que nous pensons qu’aimer le sexe opposé est le bien. Aimer l’un des siens est le mal absolu. C’est dégueulasse. Oui, bien sur, c’est dégueulasse d’aimer. Et depuis quand ? Quel roi idiot à décrété qu’aimer était laid ? Quel Homme s’est levé un matin en se disant « Stop, on arrête tout ! Les hommes aiment les femmes, les femmes aiment les hommes. ». Qui à eut ce coup de tête, cette lubie farfelue ? Qui ? Je vous le demande.

Alors quand on voit un homme et une femme se tenir la main dans la rue, c’est normal, qu’ils sont amoureux. Lorsqu’on voit deux filles se tenir la main, on pense qu’elles sont amies. Lorsqu’on voit deux garçons se tenir la main, on pense qu’ils sont « pédés ». Il est moche ce mot, non ? Ce mot est bien plus dégueulasse que l’amour, je pense. C’est dénigrant. Pourquoi deux amis masculins ne pourraient pas se tenir la main ? Même pire, pourquoi deux hommes seraient ”pédés” et non pas amoureux ? Pourquoi deux filles seraient forcement amies et non pas amoureuses ?

Alors je pense qu’aimer est un droit humain.
Un droit qui ne peut être enlevé à un quelconque individu.
Un droit de naissance.
Un droit de vie.
Un droit d’amour.

L’homosexualité est un mot. L’amour est un sentiment.
Same Love.

☆ COMME DES DIAMANTS DANS LE CIEL

Titre : Comme des diamants dans le ciel.
Pairing : OT12
Rating : G
Note : À lire avec ça.

 

Sehun leva la tête, il regarda le ciel et replia ses genoux, les encerclant contre son torse. Une première étoile vint éclairer cette obscurité. Une première larme dévala sa joue. Il repensa à Luhan, le petit garçon qu’il avait connu tout petit, l’enfant chinois qui venait d’emménager à côté de chez lui, celui avec qui il avait joué durant plusieurs années, sans jamais se lasser. Ils avaient passé tellement de soirées à regarder ce même ciel. Ensemble.

Il détourna un peu son regard et une seconde larme pointa le bout de son nez lorsqu’il vit une deuxième lumière, non loin de la première. Jongin, celui qu’il avait aimé durant plusieurs années. Mais ce dernier sortait avec Luhan durant ces mêmes années. Combien de fois le jeune garçon avait du refouler ses larmes ? Combien de fois il avait du faire semblant d’aller bien auprès de ses deux amis ? Et surtout, combien de fois avait il voulu être à la place de son ami chinois ? Il l’avait tellement envié. Enfin, il avait surtout tellement aimé Jongin.

Ensuite, il vit Junmyeon et sourit. Il ne pleurait pas cette fois, aucune larme ne se rajouta aux précédentes. Ce n’était pas qu’il ne l’aimait pas, au contraire, il le respectait énormément. Il n’arrivait simplement pas à pleurer face au sourire resplendissant qui figurait dans son esprit. Dans ce sourire, il le voyait lui, Junmyeon, mais aussi tous leurs amis. Tous se retrouvaient dans ce sourire. Le meilleur souvenir. Junmyeon avait été celui qui les avait tous rassemblés. Il lui devait tellement.

Mais ce faible sourire sur les lèvres du jeune garçon fut bref, une autre étoile venait de briller. Il s’agissait de Jongdae. Comment pouvait il verser une larme de plus alors qu’il s’agissait de lui ? De celui qui le faisait rire dés qu’il sortait un mot ? Et pourtant. Il se souvint de quand il du être hospitalisé, il avait alors onze ans. Et le seul à être venu le voir était Jongdae. Même Luhan n’était pas venu à ce moment là.

Petit à petit, d’autres étoiles se formèrent. D’autres larmes coulèrent. Il se souvint de Yifan, celui qui lui avait apprit l’anglais, qui lui avait fait découvrir tant de magnifiques morceaux. Sehun rit également, il venait de se souvenir d’un moment lors de leur deuxième année de lycée, lorsque Zitao venait tout juste d’arriver et qu’il était déjà amoureux de Yifan. Zitao faisait alors tout pour que Yifan lui rende ses sentiments, sans savoir que Yixing avait déjà prit le poste de petit ami depuis quatre années. Mais comment le petit chinois pouvait il le savoir ? Yixing était retourné en Chine l’année d’avant.

Il n’était revenu que deux ans après, et c’est à ce moment là que Zitao arrêta d’aimer le géant. C’est aussi à ce moment là que Luhan et Jongin arrêtèrent de sortir ensemble. Mais malgré ça, Sehun n’avait toujours pas eut sa chance avec le danseur. Il était tout de même son meilleur ami, et sans mentir, ça lui suffisait. Il se disait toujours que « c’était déjà bien ».

Une étoile filante slaloma entre les différentes étoiles. « Celle là, ça doit être Chanyeol » se dit Sehun. Aussi brillante, ça ne pouvait être que lui. Il fit un vœu. Il regarda la trajectoire de cette étoile et sourit, elle se dirigeait vers une autre étoile ; Baekhyun.

Chanyeol avait été long, très long, avant de se déclarer à Baekhyun de la façon la plus mignonne qui soit. Tous les deux s’étaient rencontré dans un train pour aller à Séoul, un jour pendant les vacances. Ils étaient encore collégiens à cette époque. Et ils avaient gardé contact jusqu’à ce qu’ils n’aillent au lycée ensemble, en internat. Il lui fallut ensuite un an avant de glisser le ticket de train de CE jour là dans le casier du petit brun. Dessus c’était écrit « I love you. Do you love me ? » et en dessous, il y avait des cases à cocher ; A) Yes – B) Answer A. – C) Answer A and B.

Baekhyun et Sehun se connaissaient depuis longtemps, en fait, ils étaient cousins. Et le plus jeune en avait entendu parler du beau grand brun rencontré dans un train. Il ne comptait plus le nombre de soir qu’il avait passé au téléphone avec son cousin à parler de Chanyeol, à l’entendre parler de Chanyeol, plutôt. Alors évidement, quand Baekhyun vint à Séoul, et qu’il vit Chanyeol, les deux rejoignirent la petite bande que formaient alors Sehun, Luhan, Jongin, Junmyeon, Jongdae et Yifan. À cette époque là, il y avait aussi Yixing.

À côté de Baekhyun se trouvait Minseok. Il avait été le dernier à rejoindre la bande, bien qu’il connaissait Junmyeon depuis l’école primaire. Il était bien trop timide pour venir s’incruster lors des repas, ou des pauses dans le parc. Mais il avait toujours été là, à les observer, envieux. Et désormais, il faisait partit de la bande. Mais il n’avais pas réellement eut le temps d’en profiter.

Ses pleures redoublèrent d’intensité.

Il chercha du regard une dernière étoile, celle de Kyungsoo. Mais il ne l’a trouvait pas. Elle n’était pas encore là, après tout, Kyungsoo était toujours à l’hôpital, toujours branché aux machines, le maintenant artificiellement en vie. Mais pour combien de temps ? Sehun priait tous les soirs pour qu’il revienne près de lui. Et il était sur que les autres, depuis leur étoiles, priaient également.

Alors Sehun rejoignit ses mains, reformulant son vœu en le murmurant tout en fermant les yeux. Il refit le même. Son vœu était qu’ils aillent bien, qu’ils continuent de rire là ou ils étaient. Et surtout, qu’ils l’attendent. Puis il se frappa mentalement. Comment avait-il pu ne souhaiter que ça ? Il rajouta quelque chose à son vœu. Le murmura plusieurs fois. Il pleurait, ses larmes dévalaient ses joues, certaines atteignaient ses lèvres, d’autres plongeaient dans son cou. Il voulait que Kyungsoo revienne. Et plus il prononçait ce vœu, plus ses doigts se serraient, se crispant. Plus ses yeux se fermaient, ne laissant plus rien filtrer entre ses paupières. Et plus il criait. Il criait son vœu pour que les étoiles l’entendent.

All of you shine like
diamonds in the sky.

☆ LA GRANDE MIGRATION

Titre : La grande migration
Pairing : Plusieurs [OT12]
Rating : G
Note : Inspiré d’un épisode de Grey’s Anatomy appelé “La grande migration” ( bien que ça n’ait rien à voir avec Grey’s Anatomy, aha. )

La grande migration.

Je suis là, à tous vous regarder partir, après toutes ces années. Je vous regardes vous dire au revoir, je vous regarde pleurer, vous enlacer, même vous embrasser. Je vous vois vous faire des promesses, vous dire au revoir, vous promettre de revenir ici, de vous revoir, vous enlacer une dernière fois puis partir avant de tout annuler, tout laisser tomber pour rester ici, ensemble.

Le premier à pleurer était Junmyeon, il allait partir dans une grande université à Séoul, il allait laisser notre petit patelin, notre campagne du sud pour la capitale. Et il ne pouvait se résoudre à quitter ses amis, mais il ne pouvait pas non plus abandonner son rêve de carrière, il se devait de partir.

Jongdae fu le premier à le prendre dans ses bras, mais lui ne pleurait pas, pas tout de suite du moins, il se retenait. Il avait demandé à être dans la même université que Junmyeon, mais n’avais pas été prit. Alors, il dut se retrancher sur l’université de leur petit patelin, loin de Junmyeon – et c’était surtout ça qui l’attristait. Il n’avais pas dit à son ami qu’il avait passé les concours pour l’Université de Séoul, il avait très peu de chance d’être prit et ne voulait pas lui faire de fausse joie, seul Minseok avait été mit au courant.

Minseok n’avait rien dit, il était comme ça : une vraie tombe. Jongdae lui confiait tout, et c’était son ami le plus proche, jamais il n’aurait pu le trahir. Il l’avait toujours écouté, aidé, même quand il fallait lui donner des conseils pour s’approcher de Junmyeon il était là. Au début, il pensait qu’il voulait être ami avec lui parce que c’était un type attrayant, puis il remarqua les regards, les attentions, et finallement, Jongdae avoua à Minseok qu’il avait eut un béguin de collégien pour Junmyeon. Et malgré ça, malgré la douleure de savoir que son meilleur ami en aimait un autre, il l’aidait, fidèle au poste. Il aurait pu rester, il aurait pu aller dans la même université que Jongdae, mais il savait très bien que son amour était réciproque, et que lui, baozi, allait finir seul, à les regarder s’aimer, et ça, c’était hors de question. Alors il avait prétexté un besoin familial pour rejoindre sa famille au Japon.

Dans la bande d’ami, un autre partait pour voyager, il s’agissait de Luhan. Luhan était l’un des chinois de la bande, mais c’était celui qui s’était lié avec les autres le plus rapidement, il avait des facilité avec les langues étrangères et avait rapidement apprit à se débrouiller en coréen. Mais avec cette barrière de langue, il avait du redoubler, et s’était retrouvé dans la classe des huit autres idiots. C’est à dire tous, sauf Jongin, Sehun et Yifan.

Les deux premiers avaient un an de moins, mais étaient tout aussi proche des autres de leur groupe d’ami. Seulement, Sehun allait avoir encore une année de Lycée, ce qui le séparait des autres, bien qu’il pourrait encore voir Jongdae de temps à autre. Quand à Jongin, il n’avait pas à faire sa dernière année de lycée en Corée du Sud, car il se rendait aux Etats-Unis, dans une école de danse réputée.

Et la encore, il n’était pas seul. Yixing aussi, correspondant chinois, avait comme passion la danse. Seulement, il n’avait pas l’aisance de Jongin et n’avait pas été retenu pour les USA, alors, il allait dans une école de danse à Shanghai, et pour être honnête, il enviait Jongin. Il jalousait sa place dans cette école, après tout, la danse, c’était leur rêve à tous les deux.

Dans l’industrie du spectacle, un autre du groupe avait trouvé sa place, sa voie. Et il s’agissait de Baekhyun – le petit ami de Chanyeol – qui avait réussi le concours, l’audition de la SM entertainment, il se rendait donc à Séoul avec Junmyeon, mais ne pourrait pas le voir souvent, il allait avoir un emploi du temps chargé en tant que trainee. Il relativisait facilement, après tout, devenir chanteur était son rêve de gosse, et il pourrait continuer de leur parler par messages, internet aussi. Mais Chanyeol, comment allait-il faire pour survivre sans lui ? Ils finiraient par se séparer c’était indéniable, et il le vivait réellement mal.

Et Chanyeol, lui, était guitariste dans un groupe avec d’autres amis, en dehors du groupe habituel, ils allaient partir à la conquête du pays, essayer de trouver une salle ou jouer de façon régulière puis, pourquoi pas, tenter de décrocher un contrat avec une maison de disque. Le plus grand regret de Chanyeol pour ce groupe était que ce ne soit pas Baekhyun le chanteur. C’était vraiment idiot qu’ils n’aient pas les mêmes groupes musicaux. Chanyeol ne lui avait pas parler plus en détail des projet de son groupe, mais il comptait bien trouver une maison de disque à Séoul, et alors, ils pourraient rester ensemble, mais tout comme Jongdae, il ne voulait pas lui faire de faux espoirs, alors il attendait que ça se fasse pour lui faire la surprise.

Dans le groupe, il restait deux correspondant chinois, l’un allait retourner en Chine, retrouver sa famille et continuer ses études là-bas, l’autre, le plus agé, allait au Canada. Lui, il avait une vie de famille à construire là-bas, il avait une fiancé, une maison qui allait être la leur dans peu de temps. Yifan était venu en Corée pour s’ouvrir à une autre culture, originaire de Chine, il avait déménagé au Canada au début de sa première année de middle school et savait donc parler deux langues, connaissait déjà deux modes de vie bien différent, et il désirait en connaître un autre, alors il était venu. Le plus étrange était sans doute qu’il était arrivé au lycée en tant que professeur de Chinois, et non pas élève comme les autres. Il avait quatre ou cinq ans de plus qu’eux, mais il avait réussit à tisser des lien fort avec ces gamins immature qu’il considérait comme ses enfants. Mais l’un de ses enfants n’aimait pas du tout ça, il ne voulait pas qu’il retourne au Canada, qu’il retrouve sa fiancé, qu’il ait de vrais enfant, il voulait tellement être à la place de cette fille.

Dans ce groupe d’ami, il y avait beaucoup d’amoureux transits, entre Jongdae, Minseok et Yixing. Mais il n’y avait pas que ces trois là, Kyungsoo aussi faisait partit de ce club plutôt select. Kyungsoo est le dernier de la bande à partir, il les regarda tous s’en aller un à un. Certains comme Sehun ou Jongdae auraient pu partir après, mais ils voulaient échapper aux larmes et s’étaient enfuis à peine les autres partis dans un train, dans un avion ou dans un taxi. Kyungsoo pleura alors seul, pensant à ses études de cuisine qu’il allait faire en France, à l’avion qu’il allait prendre, et à ses amis qu’il allait quitter. Il allai quitter bien plus que des amis, des frères, des pères, des enfants, des souvenirs, et un amour. Un amour non partagé, évidement. Ce serait trop simple sinon.

Et moi, je le regarde partir lui aussi, quitter la cour de ce lycée qui l’a vu grandir, qui les as tous vu grandir. Je suis là, moi, je ne bouge pas, je reverrais Sehun l’année prochaine, un an de plus à vivre avec lui, je le verrais se faire de nouveaux copains, mais ce ne seront pas des amis non, jamais il ne pourra retrouver des gens comme eux.

Pourquoi je reste là moi ? Parce que je suis leur lycée, le point qui les as tous reliés pendant deux ou trois ans, une seule année pour certains, mais j’ai toujours été là, à les regarder, à tout savoir d’eux, des choses qu’ils ignoraient même parfois, j’ai entendu toutes leur discussions, assisté à toutes leur disputes, à toutes leur bêtises aussi. J’ai été témoin du premier baiser de Baekhyun et Chanyeol, de la première rougeur sur les joues de Jongdae lorsqu’il osa enfin parler à Junmyeon, du premier regard amoureux de Yixing envers Yifan. J’ai été témoin de tellement de choses, tellement de souvenir. J’ai vu les premiers câlins entre Sehun et Jongin, les premiers mots de Tao en coréen, désastreux. J’ai pu voir les premiers pic-nic organisés dans l’herbe derrière moi, leur premières batailles d’eau, les premières remontrance des parents de Jongdae, Minseok et Chanyeol lorsqu’ils sortaient des conseils de classes. J’ai également assisté à des souvenirs moins agréables tel que la première crise de jalousie de Baekhyun, la première dispute de Minseok et Jongdae à propos de Junmyeon, le premier complexe d’infériorité de Yixing vis à vis de Jongin pour la danse. Et tellement d’autres souvenirs.

J’ai toujours été là. Et moi aussi, j’aimerais pleurer de ne plus
pouvoir vous voir, que vous me quittiez tous – ou presque –
sans même une pensée pour moi.

☆ ALL THE LITTLE LIGHTS

Titre : All the little lights
Pairing : Baekyeol
Rating : G
Note : À lire avec ça.

 

ALL THE LITTLE LIGHTS

Chanyeol se leva, alla dans la cuisine pour boire un peu d’eau. Il avait trop chaud, le soleil n’était toujours pas levé, mais il faisait lourd dans leur appartement en plein mois de juillet. L’homme qui partageait sa vie était encore dans leur lit, dormant paisiblement dans le noir. Il se hâta de boire pour retourner à ses côtés le plus rapidement possible. Mais il n’arrivait pas à se rendormir. Il n’y arrivait jamais. Et dans ces moments là, tout ce qu’il pouvait faire était de regarder ce petit bout de bonheur qui était apparu des années plus tôt dans sa vie, un petit bout de bonheur se prénommant Baekhyun. Alors c’est ce qu’il fit, il observa ce visage angélique éclairé par la lumière de la lune traversant la fenêtre comme s’ils n’avaient aucune intimité. Il glissa ses doigts sur ses joues, remontant jusqu’à son front avec une infinie douceur avant de descendre sur l’arrête de son nez. Puis il inter-changea ses doigts avec ses lèvres, embrassant tendrement le bout. Il sourit comme un idiot. Un idiot finit. Un idiot amoureux. Et lorsqu’il descendit ses lèvres pour embrasser ses jumelles, il sentit son amant se réveiller, émerger doucement. Il avait encore les yeux fermés mais sa respiration avait changée, il le savait. Il le connaissait par cœur. Après tout, il partageait son cœur. Alors, avant qu’il n’ouvre les yeux, il se tourna pour prendre une petite bougie dans le tiroir de la table de nuit, l’alluma avec une allumette qui traînait à côté et il la posa sur la table de nuit de Baekhyun. Ainsi, lorsqu’il se frottera les yeux avec ses petits poing, de cette façon que Chanyeol trouvait vraiment trop mignonne, il n’allait pas avoir peur du noir qui les entourait, car il verrait cette petite lumière.